The desire to connect is more powerful . . .

`This is us´, a refugee from Eritrea says after watching `The match of our lives`from the documentary project As You Open Your Eyes.

´This is us; when I was a child, I walked barefoot, like the children in the film´.

It is very quiet in the room in Amsterdam. The air is filled with the intensity of a laser sharp focus when we watch together the film of children in Mauritius -  young boys who unite to pursue their shared dream of winning a soccer match. Where are their parents, we wonder when we don't see them cheering during the match ... 

The majority of the young men and women watching the film are from Eritrea. They fled their home country when they were teenagers, like some of the children in the documentary film.  In the room are also refugees from Yemen, Kurdisthan, Pakistan, Turkey and Syria. 

When the film is finished, we sit in a circle and share our feelings and thoughts. 'It is so beautiful how they helped each other',  a young woman shares with tears in her eyes.

'When you have a dream, you got to go for it, and realize it', Samiel from Kurdisthan says, 'even when you don't succeed the first time.'

Many people are laughing when someone recalls the social worker: 'What is her secret? She keeps smiling, despite setbacks.'   

'She is always happy', someone else responds,  'because the boys make the village more beautiful. The boys pursue their dreams, and they give trust to the adults that they can also realize their dreams' 

To speak in this large circle and then also speaking in Dutch, comes with shyness and giggles for some.  And still.... they stay in the discomfort and listen attentively to each other. The desire to connect helps to overcome moments of embarrassment.

Thank you to David and Jessica, the documentary makers, for touching these young refugees' hearts who are looking for new dreams in a new country . . . 

"Learn about the power of collaboration with SALT", it says on the poster. 

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Comment by Marie Lamboray on Tuesday

Thank you for sharing Birgitta!

In French:

Le désir de se connecter est plus fort… 

« C’est nous » déclare un réfugié érythréen après avoir visionné `The match of our lives` épisode du projet documentaire As You Open Your Eyes.

« C'est nous; quand j'étais enfant, je marchais pieds nus, comme les enfants du film. »

Il fait très calme dans la salle à Amsterdam. Lorsque nous regardons ensemble le film sur les enfants mauriciens, l’air est empli d’une intense focalisation au laser. De jeunes garçons s’unissent pour poursuivre leur rêve commun de gagner un match de football. Où sont leurs parents, on se demande quand on ne les voit pas applaudir pendant le match...

La majorité des jeunes hommes et femmes qui regardent le film viennent d’Érythrée. Ils ont fui leur pays d’origine alors qu’ils étaient des adolescents comme les ceux du documentaire. Dans la salle se trouvent également des réfugiés du Yémen, du Kurdistan, du Pakistan, de la Turquie et de la Syrie. 

Une fois le film terminé, nous nous asseyons en cercle et partageons nos sentiments et nos pensées. « C'est tellement beau de s'entraider » partage une jeune femme les larmes aux yeux.

« Quand tu as un rêve, il faut y aller et le réaliser » dit Samiel de Kurdisthan, « même si tu n'y parviens pas la première fois. »

Beaucoup rient quand quelqu'un mentionne la travailleuse sociale: « Quel est son secret? Elle continue à sourire malgré les revers. »

« Elle est toujours heureuse » répond quelqu'un d'autre, « parce que les garçons rendent le village plus beau. Les garçons poursuivent leurs rêves et confient aux adultes qu'ils peuvent aussi réaliser leurs rêves. » 

Parler dans ce grand cercle et, de plus, en néerlandais, vient avec timidité et gloussement pour certains. Et pourtant... ils restent dans cert inconfort et s'écoutent attentivement. Le désir de connexion aide à surmonter les moments d'embarras.

Merci à David et Jessica, les documentaristes, d’avoir touché le cœur de ces jeunes réfugiés qui recherchent de nouveaux rêves dans un nouveau pays…

« En savoir plus sur le pouvoir de la collaboration avec SALT » écrit-on sur l'affiche.

Comment by Marie Lamboray on Tuesday

Commentaire de Rituu B. Nanda

Bonjour Birgitta, description vivante et très agréable. J'ai une question.

Qu'est-ce qui vous a aidé à créer cet espace où l’on se sent en sécurité? Quelque chose au-delà du fait d’être assis en cercle?

 

 

Réponse de Birgitta

C'est une question qui mérite réflexion, Rituu. Beaucoup de choses ont contribué à créer une atmosphère propice à la parole. Premièrement, je dois clarifier quelque chose à propos d’«être assis en cercle». L’idée symbolisée par le cercle est qu'il n'y a pas d’hiérarchie; personne n'a une voix plus importante que les autres. Ce principe doit être démontré par le facilitateur qui ouvre le cercle en 1) ne commençant pas par un monologue sur ses propres points de vue, mais en expliquant l’intention du cercle, et 2) en ne commentant pas ce que les gens disent.

 

Deuxièmement, le contexte est pertinent. Les participants dans ce cas-ci connaissent bien la salle communautaire qui fait partie de l'immeuble où ils habitent depuis un an et demi. Les participants connaissent plusieurs organisateurs de la communauté. Certains ont travaillé à l’ameublement et à la décoration de l'espace. Toutes les deux semaines, il s’y tient une soirée communautaire qui commence par un repas, puis se poursuit souvent par la projection d'un film. C'est donc un environnement familier. Tout le monde dans la salle connaît une ou plusieurs personnes, la plupart d'entre elles sont venues avec leurs amis et leurs voisins. C'était la première fois que ce type de partage de cercle était organisé, mais cela s'est passé dans un contexte où beaucoup de sécurité et de familiarité avaient déjà été établies.

 

L’approche en cercle, telle que nous l’avons réalisée, est une pratique très particulière qui consiste à utiliser un bâton de conversation. Les bâtons de conversation sur la photo dans mon post ci-dessous proviennent des Masaïs au Kenya.

 

Cette pratique (ancienne, indigène), connue de nombreuses tribus amérindiennes et africaines, apporte de la clarté: il ne s'agit pas de se mettre d'accord/en désaccord (une façon de penser «occidentale» qui favorise la division et la polarité au lieu de l'unité), il ne s'agit pas de discuter, il s’agit de partager avec toutes les personnes présentes (pas seulement de parler à l’enseignant/animateur/responsable) des perspectives personnelles. Vous parlez au centre du cercle. Celui qui tient bâton de conversation (nous avons utilisé une pierre jolie mais naturelle) est écouté et tout le monde peut le prendre. Les principes sont les suivants: « Parlez avec intention, écoutez attentivement et soyez attentif à votre impact sur l'ensemble du groupe. »

 

Dernier point mais non le moindre, il s’agit de l’attitude et du comportement des facilitateurs, de la manière dont ils tiennent l'espace: être capable de rester calme et confiant.e lorsqu'il y a un silence, démontrer que la voix de chacun est honorée et appréciée, maintenir un contact visuel avec tout le monde, et s’assurer que votre ton est invitant, amical et accueillant.

 

Je remercie Jakob Kohlbrenner, animateur d’Art of Hosting, pour la représentation graphique de Circle Way dans l’image au bas de mon message ci-dessous.

 

Comment by Birgitta Schomaker on November 18, 2019 at 1:44am

Click here to find out more about The Circle Way.

The talking sticks on the photo in my post below, are from the Masai in Kenia.

Credit to Jakob Kohlbrenner, Art of Hosting facilitator, for the graphic depiction of the Circle Way in the image at the bottom of my post below.

Comment by Birgitta Schomaker on November 18, 2019 at 1:38am

That's a thought provoking question, Rituu. A lot contributed to generating the atmosphere where it was safe to speak. First I have to clarify something about 'sitting in a circle'. The idea of a circle is that there is no rank difference; no one's voice is more important. This principle needs to be demonstrated by the facilitator who opens the circle by 1) not starting with a monologue about one's own views, but by explaining the intention of the circle, and 2) notc ommenting on what people say. 



Secondly, the context is relevant. The attendees in this case are familiar with the community room, the room is part of the apartment building where they have been living since one and a half years. The attendees know several of the community organizers. Some have worked to furnish and decorate the space. Every two weeks there is a community evening that starts with a meal, and then often a screening of a movie. So it is a familiar setting. Everybody in the room knows one or more people, most of them came with their friends and neighbors. This was the first time to have this kind of circle sharing, but it happened within a context where a lot of safety and familiarity had already been established. 

The circle approach the way we did it, is a very particular practice where you use a talking stick or talking piece.

 This (ancient, indigenous) practice, known by many Native American and some African tribes, creates clarity: it is not about agreeing/disagreeing (a 'Western' way of thinking that fosters division and polarity instead of unity), it is not about discussions, it is about sharing with everyone present (not just talking to the teacher/facilitator/manager) personal perspectives. You talk to the center of the circle. Whoever holds the talking piece (we used a pretty but raw stone) is listened to, and everyone can pick up that piece. The principles are: "speak with intent, listen attentively and be mindful of your impact on the whole".

Last but not least, it's the attitude and demeanor of the facilitators, the way they 'hold space': being able to stay calm and trusting when there is a silence, demonstrate that everyone's voice is honored and appreciated, maintain eye contact with everyone, and make sure your tone of voice is inviting, friendly and welcoming.  

Comment by Rituu B. Nanda on November 17, 2019 at 7:42pm

Hi Birgitta, vivid description! very nice.  i have a question. What helped you create this safe space? Something beyond sitting in a circle?

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